Je skyblogue, tu skyblogues, il/elle skyblogue...Et pourquoi jle ferais aussi? Hein?

Je skyblogue, tu skyblogues, il/elle skyblogue...Et pourquoi jle ferais aussi? Hein?
Aujourd'hui, une chose incroyable s'est passée. Et non je ne me suis toujours pas marié avec Johnny Depp... Non Owen Wilson n'a toujours pas compris que j'étais LA mère de ses enfants mais loin de moi l'idée de perdre espoir...
Vois-tu, je suis en train d'ériger un skyblog.MON skyblog, le mieeeen, rien qu'a moi!^^
Youpiii! :) :) :) :)
*Applaudissements d'un nombre incalculable et infini de fans que cette nouvelle plonge dans un grandiose contentement*
Ahem.
Ne nous attardons pas sur ces futilités et rentrons dans le vif du sujet.
Mon blog au premier abord peut te sembler similaire aux milliers d'autres qui pullulent sur la sphère de net. Et c'est là que je prend conscience que c'est malheureusement c'est le cas.Tu peux donc rester sur ta première impression.Bon.Je me tais.
Moi jeune fille en fleur de 17 ans, entamant (piteusement) une Terminale L, je partage mon temps libre à lire ou en ayant le cul posé sur une chaise devant mon PC (pas très glorieux, je te l'accorde) Donc je décidais d'allier ces deux activités en créant un skyblog littéraire.(antithèse par définition)
Pour avoir une plus clair conception de ce que je veux que ce skyblog advienne, je m'afflige la mission ô combien ardue de rendre à la Littérature ce qui appartient à la Littérature ! (Magnifique enjeu, n'est-ce pas?) ( par le biais d'articles consacrés à la littérature classique et contemporaine, des extraits de bouquins,...dans le but d'aborder les oeuvres littéraires que je considère essentielles, partager des opinions et avis avec les internautes littéraires. )
Maintenant que toi et moi, nous sommes tous dit, n'hésite pas à participer en donnant ton avis et...bonne visite si le coeur t'en dit!

# Posté le lundi 24 octobre 2005 07:01

Modifié le jeudi 07 juin 2007 06:02

Roman avec cocaine, M. Aguéev.

Roman avec cocaine, M. Aguéev.
Résumé :
Ce Chef d'oeuvre de la littérature russe nous plonge dans l'univers de Moscou et dans celui d'un jeune lycéen Vadim à la veille de la révolution de 1917.
Suite à une rupture amoureuse et une cruelle désillusion, Vadim est convié à une "prisoche " (prise de cocaïne) qui le fera chuter dans la drogue.
Mais plus qu'un simple roman sur la drogue, M. Aguéev dresse un portrait d'un adolesscent en souffrance, en proie à la schizophrénie et un mal être profond qui le mènera à sa perte.

Anecdote :
L'écrivain de Roman avec cocaïne est entouré de mystère. Ce romancier, à lui seul, est une énigme. En effet, on ne sait quasiment rien de cet auteur russe. Est-il mort à ce jour? Est-ce seulement son vrai nom? Nous devons donc nous contenter de quelques hypothèses : il aurait quitté la Russie après la Révolution d'octobre 1917, aurait ensuite été vu en Allemagne, puis en Turquie, d'où il aurait adressé son manuscrit à Paris, au début des années trente. Puis on perd définitivement sa trace, en 1934, date à laquelle la revue Rencontres publia sa nouvelle intitulée Un sale peuple.On n'apprendra rien de plus.

Conclusion personnelle :
Non seulement c'est un roman captivant qui fait preuve de description hyperréaliste mais aussi d'une suite de réflexion pertinente et savoureuse sur les relations homme/femme, l'antisémite, sur la cocaïne...et qui malgré son titre ne se contente pas d'être d'un bête roman centré uniquement sur la drogue avec ses effets négatifs et une morale simpliste qui s'ensuit.(tout le blablatage habituel sur la drogue)Pour ma part, (ayant déjà l'expérience de la cocaïne), les effets de cette drogue qui sont relatés sont parfaitement vraisemblables et décries avec une exactitude surprenante. (M. Aguéev aurait était-il cocaïnomane ?)Ce qui m'a aussi plu est la façon dont s'achève le roman...sur une fin surprenante et dérangeante !

Extrait :
" Telle était mon attitude envers les autres, telle était ma dualité : d'un côté, le désir d'embrasser le monde entier, de rendre les gens heureux et de les aimer ; d'un autre, la dilapidation éhontée des sous laborieusement acquis par une vieille femme, et une cruauté sans limites envers ma mère ".

«Et j'ai envie de retenir cette nuit, je suis si bien et c'est tellement clair en moi, je suis si immodérément amoureux de cette vie que je voudrais tout ralentir, entamer lentement, par morceaux, l'adoration de chaque seconde, mais déjà rien ne s'arrête et toute cette nuit s'en va irrésistiblement et vite.»

«Donc il est juste et vrai que la séparation du spirituel et du sensuel chez un homme est signe de sa virilité, et la séparation du spirituel et du sensuel chez une femme un signe de sa prostitution. Et il suffirait que toutes les femmes, ensemble, se virilisent, pour que le monde, le monde entier, se transforme en bordel»

«On peut encore comprendre qu'une nation soit fière de ses Beethoven, Voltaire, Tolstoï (...) mais qu'une nation soit fière parce que les cuisses d'Ivan Tziboulkine sont plus fortes que celles de Hans Muller – ne croyez-vous pas, messieurs, qu'une telle fierté témoigne moins de la force et de la santé de Tziboulkine que de la débilité et de l'état morbide de la nation ?»

«L'antisémitisme n'est pas du tout effrayant, il est seulement répugnant, bête et pitoyable: répugnant parce qu'il est dirigé contre le sang et non contre la personne; pitoyable parce qu'il est envieux alors qu'il voudrait être méprisant; bête parce qu'il consolide davantage ce qu'il a pour but de détruire.»

« Les charmes d'un corps de femme qui enflamment les sens sont comme les odeurs de cuisine - excitants quand on a faim, répugnant quand on est rassasié. »

# Posté le lundi 24 octobre 2005 07:30

Modifié le jeudi 07 juin 2007 06:02

Le Parfum,Patrick Süskind

Le Parfum,Patrick Süskind
Résumé :
Ce roman (qui dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial) se déroule en France au XVIII ème siècle et dans le monde des odeurs...Jean-Baptiste Grenouille naît à Paris d'une mère accusée d'infanticide et décapitée par la suite. L'orphelin est confié à plusieurs nourrices mais bizarrement aucune d'elle ne le garde estimant qu'il est inquiétant car dénudé d'odeur. Or cette histoire est celui d'un meurtrier possédant un don exceptionnel : un sens olfactif incroyable.

Conclusion personnelle :
Conseillé par ma prof d'allemand, ce livre est l'un des plus passionnants qui m'ai été donné de lire. Autant sur le parcours du anti-héros monstrueux, hideux et immoral (toutefois attachant) que sur le monde des parfums et odeurs.L'originalité de ce roman tient dans les descriptions qui ne se contentent pas d'être visuelles, mais aussi olfactives.La vie que mène Jean-Baptiste est d'une incurable solitude et celle d'un être marginal n'ayant pas conscience du bien et de du mal.
Un roman qui nous plonge dans un univers angoissant, malsain et fascinant et une lecture qui agit sur nos esprits et nos sens !

Anecdote :
Ce roman doit être porté à l'écran en ( sortie prévue en 2006) par le réalisateur Tom Tykwer, sous le titre original Le Perfume : the story of a murder et produit pour la somme d'environ dix millions d'euros.

Extraits :
" Il avait à sa disposition la plus grande réserve d'odeur du monde."

" Il s'apprêtait déjà à tourner le dos à cet ennuyeux spectacle, pour rentrer en suivant la galerie du Louvre, lorsque le vent lui apporta quelque chose : quelque chose de minuscule, d'à peine perceptible, une miette infime, un atome d'odeur et même moins encore, plutôt le pressentiment d'un parfum, qu'un parfum réel, et pourtant en même temps le pressentiment infaillible de quelque chose qu'il n'avait jamais senti."

"Qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le c½ur des hommes."

# Posté le lundi 24 octobre 2005 08:50

Modifié le jeudi 07 juin 2007 06:02

L'arrache-coeur, Boris Vian

L'arrache-coeur, Boris Vian
Résumé de la 4ème de couverture :
Voilà un coin de campagne où l'on a de drôles de façons... La foire aux vieux, par exemple. Curieuse institution ! On sait bien aussi que tous les enfants peuvent voler comme des oiseaux dès qu'ils étendent leurs bras - mais est-ce une raison suffisante pour les enfermer derrière des murs de plus en plus hauts, de plus en plus clos ? Le psychiatre Jacquemort se le demande puis ne se le demande plus, car il a trop à faire avec la honte des autres, qui s'écoule dans un bien sale ruisseau.Mais nous, qui restons sur la rive, nous voyons que Boris Vian décrit simplement notre monde. En prenant chacun de nos mots habituels au pied de la lettre, il nous révèle le monstrueux pays qui nous entoure, celui de nos désirs les plus implacables, où chaque amour cache une haine, où les hommes rêvent de navires, et les femmes de murailles.

Anecdote :
Boris Vian non content d'être écrivain fut aussi ingénieur, musicien, chroniqueur de jazz, parolier et chanteur.!

Conclusion personnelle :
De tous les livres de Boris Vian que j'ai lu ( et dieu seul sait combien j'en ai lu !) je considère L'Arrache-c½ur comme un de mes roman préféré. L'imagination caractéristique de Vian bat son plein dans ce "conte" et nous envoûte dans un autre univers (pas si différent du notre pourtant...) afin de dénoncer des m½urs humaines telles que la dictature familiale poussée dans ce roman à son paroxysme.

Extraits :
"On ne reste pas parce qu'on aime certaines personnes ; on s'en va parce qu'on en déteste d'autres. Il n'y a que le moche qui vous fasse agir."

# Posté le lundi 24 octobre 2005 12:54

Modifié le jeudi 07 juin 2007 06:02

Gros-Câlin, Romain Gary (Emile Ajar)

Gros-Câlin, Romain Gary (Emile Ajar)
Résumé : Cousin est un célibataire timide et naïf amoureux d'une de ses collègues : la belle Mademoiselle Dreyfus, et qui vit avec un python surnommé Gros Câlin pour meubler sa solitude.

Anecdote : Ce roman de Roman Gary est le premier des 4 romans signés par Emile Ajar et publié en 1974. En résumé, si Romain Gary se dissimule sous le pseudonyme d'Émile Ajar c'est que notre écrivain a la nostalgie des recommencements et qu'il éprouve le sentiment de ne plus surprendre personne.
Gros-Câlin est donc considéré comme un premier roman et le livre est favorablement accueilli par la critique, mais très vite un doute se propage quant à la véritable identité de son auteur. Raymond Queneau et Louis Aragon sont soupçonnés de se cacher derrière ce pseudonyme...
Le prix Goncourt ne peut être attribué qu'une seule fois à un même écrivain.(Romain Gary l'obtient en 1956 grâce au roman Les racines du ciel ) Or Emile Ajar (qui prendra corps sous l'identité du cousin de Romain Gary) recevra le célèbre prix en novembre 1975 pour La vie devant soi. Ce n'est que le 30 juin 1981, après le suicide de Roman Gary que la véritable identité d'Ajar est dévoilée.

Conclusion personnelle : Roman Gary signe là un magnifique conte drolatique moderne avec une écriture « tendre » et touchante. Il est vraiment rare de trouver des livres aussi aboutis que celui-ci mélangeant humour, (fausse) candeur qui exprime à merveille la solitude et le besoin d'amour.

Extraits : "Je sais qu'il existe aussi des amours réciproques, mais je ne prétend pas au luxe."

"J'ai parfois l'impression qu'on vit dans un film doublé et que tout le monde remue les lèvres mais ça ne correspond pas aux paroles. On est tous post-synchoronisés et parfois c'est très bien fait, on croit que c'est naturel"

"Je ne suis pas du genre qui se suicide étant sans aucune prétention"

« Je sais parfaitement que la plupart des jeunes femmes aujourd'hui refuseraient de vivre en appartement avec un python de deux mètres vingt qui n'aime rien tant que de s'enrouler affectueusement autour de vous, des pieds à la tête. Mais il se trouve que Mlle Dreyfus est une Noire de la Guyane française, comme son nom l'indique. J'ai lu tout ce qu'on peut lire sur la Guyane quand on est amoureux et j'ai appris qu'il y a cinquante-deux familles noires qui ont adopté ce nom, à cause de la gloire nationale et du racisme aux armées en 1905. Comme ça, personne n'ose les toucher. »

# Posté le mardi 25 octobre 2005 05:14

Modifié le jeudi 07 juin 2007 06:02